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26 juin 2012

Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation : la CDIUFM propose... Juin 2012

Organisation et pilotage des modules de pré-professionnalisation

« Le master doit rester au centre de la formation des enseignants mais les ESPE [écoles supérieures du professorat et de l’éducation, prévues pour se substituer aux IUFM à la rentrée 2013] devront intégrer des choses en amont du master, dès la licence. Il faut qu’elles aient la main sur l’organisation et le pilotage des modules de pré-professionnalisation », avancent Patrick Demougin, le président de la CDIUFM et Philippe Girard, le directeur de l’IUFM d’Aquitaine (école interne de l’université Bordeaux-IV) qui accueillait la réunion annuelle de la conférence des directeurs d’IUFM à Mérignac (Gironde) les 21 et 22 juin 2012.

Formation continue des enseignants

« Les ESPE devront aussi répondre à la formation continue des enseignants mais pour cela, il nous faut avancer sur le modèle économique qui permet de le faire. Il nous faut réfléchir à un mode de rémunération qui ne pénalise ni les académies, ni les universités », estime encore Patrick Demougin le 22 juin 2012.

Mise à disposition de PE ou PLC formateurs

« En l’état actuel des budgets, la facturation de la formation continue des enseignants aux rectorats ne peut être calculée à son coût réel, soit 200 à 300 euros de l’heure. Il est en revanche possible d’envisager des retours sous forme de moyens humains mis à disposition, par exemple que les rectorats mettent à disposition des PE ou des PLC pour intervenir dans les masters enseignement », suggère le président de la CDIUFM.

Diversifier les métiers et les débouchés

« Ajouter une année de formation pour les professeurs stagiaires ne suffira pas, tout comme poser en premier la question des concours ne réglera rien », affirme Philippe Girard. Les responsables d’IUFM sont très attachés au « é » dans ESPé (ESPE) : « que met-on derrière ? Si parler d’écoles supérieures de l’éducation revient juste à intégrer les CPE dans l’offre dispensée, c’est une vision trop réductrice. C’est toute la question de la diversification des métiers et des débouchés, vers l’accompagnement, la médiation…, qu’il faut conserver et travailler au niveau des ESPé », affirme Patrick Demougin.

Et les reçus-collés ?

Tout comme Pierre Statius, premier vice-président de la CDIUFM, Patrick Demougin fait de la question des « reçus-collés » une priorité : « 70 % des étudiants inscrits dans un master enseignement ne réussissent pas les concours pour devenir enseignant et un nombre important de ces « reçus-collés » ne veut pas se reconvertir ailleurs. Nous ne pouvons pas faire comme s’ils n’existaient pas. Actuellement, les masters enseignement sont tellement ouverts que tout le monde peut y entrer. Il faut en revoir le contenu et construire des passerelles avec les universités pour ceux qui échouent aux concours ».

Structurer la recherche en éducation

« Un autre enjeu est bien de structurer localement et nationalement la recherche en éducation, qui n’inclut pas uniquement les sciences de l’éducation, mais aussi des pans de la psychologie, de la sociologie, les recherches en didactique… Il n’existe pas d’organisme de recherche sur cette thématique de l’éducation. L’INRP a failli l’être, mais il n’existe plus », explique Philippe Girard. Pour le directeur de l’IUFM d’Aquitaine, il faut travailler à la constitution de « réseaux de recherche, complémentaires d’un site à l’autre ». Sans être exclusif, le modèle de structure fédérative de recherche en éducation, telle que celle mise en place à Bordeaux et en cours de déploiement à Marseille, semble intéresser le ministre Vincent Peillon, assure-t-il.

Les futures missions des ESPE selon la CDIUFM

De manière générale, la CDIUFM souhaite que les trois missions confiées aux universités - formation, recherche et insertion - soient aussi celles affichées pour les ESPE. « Nous avons le sentiment que notre idée, selon laquelle la formation des enseignants doit être universitaire et professionnelle est partagée par le nouveau gouvernement », assure Patrick Demougin, qui a rencontré le ministre Vincent Peillon le 18 juin dernier.

 

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