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2 juillet 2012

Réforme des rythmes scolaires : Vincent Peillon promet une égalité entre territoires. Juillet 2012

« Il n’y aura pas de réforme des rythmes scolaires si elle n’a pas lieu sur tout le territoire. Il appartient à ma famille politique de s’assurer que les progrès seront partagés par tous. Un développement solidaire nécessite un système de péréquation qui permette d’assurer une égalité entre les territoires pauvres et les territoires riches (pour financer les activités extra-scolaires qui seront mises en place par les communes dans le cadre d’une journée d’école raccourcie, ndlr). » C’est ce que déclare Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation nationale, samedi 30 juin 2012, à l’issue de l’assemblée générale du Réseau Français des Villes Educatrices (RFVE) qui compte 116 villes ou communautés de communes adhérentes.

Le ministre de l’Education nationale ne s’est pas prononcé sur les modalités pratiques de ce système de péréquation mais il a indiqué que « les discussions avec la Cnaf sont lancées pour ce partage des financements dans lequel nous aurons tous, les uns et les autres, à faire des efforts ». La proposition du RFVE fait partie des pistes que Vincent Peillon va étudier. Le Réseau français des villes éducatrices préconise d’appuyer la péréquation sur la PSU (prestation de service unique) ou, pour les communes ayant signé un contrat enfance jeunesse, sur la prestation de service enfance jeunesse (PSEJ) de la Cnaf. « Le taux de remboursement de la Caisse nationale pourrait varier en fonction des ressources des communes », indique Yves Fournel, président du RFVE et adjoint au maire de Lyon, qui chiffre le coût de la réforme des rythmes scolaires, pour les communes, entre 400 millions et 700 millions d’euros.

LES MOYENS HUMAINS : LA PISTE DES CONTRATS DE SERVICE CIVIQUE

Concernant les moyens humains nécessaires à la mise en œuvre d’une réforme des rythmes scolaires, Vincent Peillon estime que la proposition du RFVE de créer au moins 30 000 contrats de service civique, pour tendre vers un personnel supplémentaire par école publique, « est une très bonne idée ». Il évoque également une deuxième piste : la mobilisation des étudiants se préparant aux métiers de l’enseignement, pour lequel le ministre veut mettre en place un pré-recrutement, qui pourraient assurer « cette articulation entre temps scolaire et temps éducatif ».

Vincent Peillon ne s’est cependant pas exprimé sur une autre proposition qu’a faite le RFVE : celle de mobiliser les enseignants eux-mêmes, « sur la base du volontariat », en utilisant les « 108 heures disponibles depuis la réforme Darcos » (libérées avec la suppression des cours le samedi matin). Ces heures pourraient être une « alternative aux heures d’aide personnalisée », indique Yves Fournel, qui y voit l’occasion de développer la notion de « co-éducation » que défend le réseau. Les 108 heures pourraient être utilisées d’au moins trois façons, dit-il : pour proposer des alternatives à l’aide personnalisée ; pour mettre en place des espaces de concertation autour du projet périscolaire et du projet éducatif local (à l’initiative des communes) ; pour offrir des temps de formations communs à tous les professionnels.

« FAIRE RECONNAÎTRE LE PRINCIPE DE CO-ÉDUCATION  »

Par ailleurs, Vincent Peillon a indiqué qu’il « étudie la possibilité d’intégrer dans la loi en préparation les projets éducatifs locaux » (PEL) qui définissent la politique éducative des villes, ainsi que le demande le RFVE. « J’ai une prudence par rapport aux effets de la loi, dit-il cependant. Plus nous mettons de normes, plus nous risquons de vous contraindre. »

« Lorsque nous avons rencontré Vincent Peillon, j’ai ressenti une espèce d’ambiguité, indique Paul Bron, vice-président du RFVE, lors de l’AG vendredi 29 juin. La notion de co-éducation, entre l’Éducation nationale et les autres partenaires, n’est pas si évidente que cela alors que, même pendant le temps scolaire, les villes sont de plus en plus présentes puisqu’elles apportent 38 % des ressources de l’école (contre 25 % il y a huit ans). Demain, les villes vont avoir plus de temps à gérer, avec les directeurs d’école au moins pour le temps de midi. Nous devons avoir une ambition qualitative. »

QUELS DISPOSITIFS POUR LES 2/3 ANS ?

Concernant la scolarisation des 2/3 ans, que le président de la République souhaite développer pour atteindre dans les cinq ans le taux de 30 % d’une classe d’âge scolarisée, le RFVE appelle de ses vœux le développement et l’évaluation, à travers les contrats enfance-jeunesse, des classes passerelles. Les classes passerelles permettent, dès l’âge de 20 mois, de préparer l’enfant à son entrée à l’école. La position du RFVE, exprimée depuis l’appel de Bobigny qu’avait notamment signé à l’époque l’actuel président de l’Assemblée nationale, s’inscrit dans une vision globale qui vise à faire reconnaître un « service public de la petite enfance ».

 

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