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  • Enquête d’Eric Debarbieux et Georges Fotinos
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25 septembre 2012

L’école : entre « bonheur et ras-le-bol »... Septembre 2012

Des enseignants pas si malheureux que ça, mais quelques points noirs quand même avec notamment la prégnance des violences verbales ou du harcèlement entre adultes. Eric Debarbieux a présenté jeudi 20 septembre l’enquête de victimisation des personnels du primaire réalisée par l’Observatoire international de la violence à l’école.

Les personnels du primaire sont très majoritairement satisfaits du climat scolaire. 91,6% d’entre eux le jugent « bon » ou « plutôt bon ». C’est ce qui ressort de « L’école entre bonheur et raz-le-bol », la première enquête de victimisation réalisée en milieu scolaire auprès des personnels du primaire par l’Observatoire international de la violence à l’école. Elle a été présentée jeudi 20 septembre par Eric Debarbieux, président démissionnaire de l’Observatoire suite à sa nomination deux jours plus tôt au poste de Délégué ministériel chargé de la prévention et de la lutte contre la violence de l’école.

Des appréciations très variables

Cependant, les appréciations varient en fonction de l’ancienneté et des territoires d’affectation. Ainsi souligne l’étude « les jeunes enseignants (moins de 6 ans d’ancienneté) apparaissent plus négatifs sur le climat scolaire, surtout lorsqu’ils travaillent dans l’éducation prioritaire. Un quart des jeunes enseignants travaillant dans l’éducation prioritaire ont ainsi exprimé une vision négative du climat scolaire ». Par ailleurs, l’enquête montre que malgré le ressenti majoritairement positif, 26% des personnels se disent « victimes très occasionnelles » de violences et 8,3% « victimes répétées ».

Les violences les plus fréquentes

Parmi ces violences, ce sont les injures qui reviennent le plus souvent, citées par 35,8% des quelques 11.820 personnels qui ont répondu au questionnaire de l’Observatoire. Viennent ensuite les menaces (17%), l’ostracisme (14,5%), les actes de harcèlement entre adultes (14%) ou encore les vols (12,3%) et les dégradations de véhicule (10,7%). En revanche, « les faits de violence physique sont plutôt rares : 5,6% des répondants se déclarant victimes ont été bousculés violemment ; 3,6% ont été frappés ; 0,04% ont été blessés par une arme ».

Des relations parfois difficiles avec les parents

Les personnels travaillant dans le premier degré soulignent aussi l’existence de difficultés fréquentes avec les parents « environ 8% des personnels se déclarent victimes de violence répétée de la part de leurs élèves ; 12,9% d’entre eux ont été insultés par des élèves. Les violences de la part des parents sont en revanche plus fréquentes : 20% des personnels ont été insultés par des parents et 12,7% menacés ». Quant aux personnels les plus exposés, il s’agit des directeurs, des personnels travaillant en ZEP et des enseignants des classes spécialisées.

Des propositions pour mieux vivre ensemble et travailler en équipe Enfin, Éric Debarbieux et Georges Fotinos, co-auteurs de l’étude, concluent sur une série de propositions. Ils préconisent notamment de « libérer du temps pour libérer la vie d’équipe et la communication avec les familles », de « mieux former les personnels à leur métier », d’« adapter le rôle et la formation des personnels spécialisés » et de « tendre vers un autre modèle pour les relations humaines ». Des observations qui vont dans le sens des demandes du SNUipp-FSU concernant le travail en équipe, le plus de maîtres que de classes ou encore le renforcement des RASED. Pour ces derniers, les auteurs appellent d’ailleurs « à mettre en place des programmes de remédiation, et en particulier des programmes de développement de l’empathie, de communication non-violente, de développement des compétences sociales ». Ils estiment en outre que « la présence d’un personnel surnuméraire pouvant aider les enseignants et les élèves dans les classes et mettre en place des projets différents et des dédoublements serait un facteur facilitant ».

- L’enquête est téléchargeable ci-dessous :

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Enquête d’Eric Debarbieux et Georges Fotinos

- L’interview d’Eric Debarbieux est consultable à ce lien.

 

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