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8 février 2013

Peillon rencontre les IEN. Février 2013

« On fera des choses approximatives » mais « on a le temps de s’améliorer »

« Nous avons le temps, nous ne sommes pas obligés d’avoir bouclé les projets éducatifs pour le 6 mars. Toute la pédagogie, c’est d’être capable de laisser les maturations se faire, pousser s’il le faut, être capable de lâcher s’il le faut. Nous avons le temps d’agir », a lancé le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, aux inspecteurs de l’Éducation nationale réunis pour un séminaire à Paris, le 8 février 2013. Le ministre se dit frappé « de voir partout » « cette angoisse, cette pressurisation » qui n’est « pas bonne pour l’enfant, le professeur, les inspecteurs ». La priorité au primaire « ne se fera pas en un jour » mais « en plusieurs années ». « Il faut dire aux uns et aux autres qu’on a le temps, le temps de s’améliorer. On fera des choses approximatives, on y reviendra », a indiqué Vincent Peillon.

« Vous avez beaucoup d’angoisses à lever », relève le ministre. « Les maires croient qu’il faut à tout prix que tout soit bouclé » début mars pour tenir informés les conseils généraux, « c’est une indication qui est donnée pour organiser les transports scolaires », précise-t-il. Vincent Peillon, qui considère que les informations « ne sont pas toujours bien passées » auprès des maires ruraux notamment, rappelle que « le décret et la circulaire ne sont pas un corset ».

« Partout on vous attend ! »

« J’attends que vous alliez à la rencontre de toutes les collectivités locales et des conseils d’école pour les aider à construire ces projets, pour les aider à appliquer cette réforme. Partout on vous attend », lance-t-il aux IEN en leur demandant que les maires soient « accompagnés avec toute la souplesse nécessaire » et « de l’écoute ».

Le ministre leur demande également d’accompagner les enseignants : « Dans l’affectation des moyens, vous devez à chaque fois faire primer nos objectifs, la réussite de tous les élèves ». Le ministre indique au sujet des fermetures de classe qu’ « il y en aura encore » : « il y aura des fermetures parce qu’ il y a des endroits où il y a plus d’élèves » et d’autres « où il y en a moins ». « Mais chaque fois nous devons être capables de le justifier d’un point de vue pédagogique », recommande Vincent Peillon.

« Nous ne sommes pas des épiciers, nous ne sommes pas des comptables, nous sommes des pédagogues et nous avons à faire en sorte que la pédagogie, l’élève, soit au cœur de l’Éducation nationale », insiste le ministre. « J’ai eu le sentiment que progressivement on allait vers de la gouvernance, du management, un certain nombre de mots qui ne ressemblent pas à ce que nous sommes. Nous avons notre propre vocabulaire, nous avons nos propres méthodes, nous avons notre propre compagnonnage et vous êtes pour tous les professeurs des compagnons. Je veux que dans l’Éducation nationale pour cette refondation, nous retrouvions le compagnonnage ».

 

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