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25 février 2008

Synthèse des tâches des directeurs et directrices d’école Août 2006

Le présent tableau est articulé sur les trois grandes parties de l’’annexe à la note de service n° 97-069 du 17 mars 1997 relative à la formation des directeurs d’’école. Parmi les principales tâches relevant de la compétence des directeurs, telles qu’elles sont rappelées dans cette note de service, il reprend celles qui ont connu des modifications en faisant apparaître, en regard, les évolutions à l’origine de ces modifications.

Ce constat qui résulte des travaux menés par la DESCO a été complété au cours des deux rencontres des 28 novembre et 2 décembre 2005 avec les organisations syndicales.

La question de la responsabilité des directeurs fait l’objet d’un document séparé (annexe 1).

Organisation des tâches en pôles d’activités, sur la base du décret n° 89- 122 du 24 février 1989 et de la note de service n° 97-069 du 17 mars 1997

Les évolutions à l’’origine de la diversification des tâches

I. L’ORGANISATION PÉDAGOGIQUE

1 – La diffusion auprès des maîtres des programmes de l’école maternelle et de l’école élémentaire et des instructions officielles (article 3 al 3 du décret) ; Programmes et instructions officielles : les évolutions du système sont plus rapides ; les textes et documents d’accompagnement sont plus nombreux.

2 - L’organisation de la scolarité : Le suivi de la scolarité des élèves : durée dans les cycles, passages de cycles, procédures d’affectation des élèves au collège ; La liaison école maternelle - école élémentaire et la liaison école-collège (relations avec le collège du secteur) ; L’organisation de la scolarité comporte des procédures plus précises et plus formalisées : De nouvelles dispositions ont été introduites dans le décret du 6 septembre 1990 faisant suite à l’entrée en vigueur de la loi sur l’école (article 4 : procédure de redoublement) ; Documents et procédures concernant GS – CP et continuité école – collège sur LV, littérature, suivi B2i,….

3 – Le projet d’école ; Le directeur a un rôle moteur dans l’élaboration du projet d’école ; il est l’animateur de l’équipe enseignante. Il est garant de la cohérence des actions engagées dans le cadre du projet d’école dont la place est confortée par la loi d’orientation sur l’école.

4 - L’évaluation ; Le directeur veille à l’organisation de l’évaluation des élèves. La diversification des évaluations, de leurs objectifs et de leurs modalités de mise en œuvre GS/CP,CE1,CE2…nécessite une coordination au niveau de l’école.

5 - La coordination des actions concernant l’aide aux élèves en difficulté ou handicapés ; la réunion de l’équipe éducative ; Les évolutions de la prise en charge des enfants : augmentation du nombre d’enfants dont la situation exige un traitement individualisé et multiplicité des dispositifs individuels (projet d’accueil individualisé – PAI – travail avec le RASED) qui va encore s’’accroître avec la mise en œoeuvre des lois récentes (loi d’orientation sur l’avenir de l’école, loi « sur le handicap », loi de cohésion sociale) : programme personnalisé de réussite éducative (PPRE), projet personnalisé de scolarisation (PPS), dispositifs de réussite éducative …

6 – L’attribution des différentes classes et la répartition des élèves entre les classes.

Ce rôle inclut aujourd’hui les échanges de services, la gestion des temps partiels….

II. L’ADMINISTRATION ET LA GESTION

1 - L’obligation scolaire, le suivi de la fréquentation scolaire et le signalement des absences irrégulières des élèves (article 4 du décret : il s’’assure de la fréquentation régulière par les élèves en intervenant auprès des familles) ; Les modalités de suivi des absences ont été modifiées par le décret du 19 février 2004 et la circulaire du 23 mars 2004 (contact immédiat avec les familles, tenue de dossiers des absences…), elles sont plus précises et plus formalisées.

2 - Les règles relatives à la laïcité et à la neutralité commerciale de l’école ; Principe de laïcité : application de la loi du 15 mars 2004 ; Sollicitations plus nombreuses de la part de sociétés commerciales proposant des « produits pédagogiques » à finalité plus ou moins clairement commerciale.

3 - La vie scolaire :  ! L’admission des élèves ;  ! L’organisation de l’accueil et de la surveillance des élèves ;  ! L’organisation des sorties et les conditions d’assurance des élèves ; Difficultés par rapport aux demandes de certaines familles (voir ci-dessous, partie "relations avec les parents") ;  ! Autorisations de sorties données par les directeurs d’écoles pour les sorties régulières et les sorties sans nuitée (circulaire du 21 septembre 1999) et vérification des dossiers de sortie avec nuitée.

4 - L’organisation des élections au conseil d’école ; Modification des textes réglementaires relatifs aux élections de parents à la rentrée 2004 : vote des deux parents.

5 - La santé scolaire, l’organisation, en liaison avec le médecin scolaire, des vaccinations et des visites médicales ;  ! PAI, campagnes diverses, obésité/collation…  ! Cas fréquents d’enfants déposés souffrants à l’école ;  ! Organisation des secours et soins d’urgence.

6 - La coopération avec les services sociaux et les différents services de l’Etat (police, justice…) ; Le nombre des projets éducatifs en lien avec l’école se développe également, dans le domaine de la santé, du suivi judiciaire (accueil éducatif en milieu ouvert : AEMO), accompagnement à la scolarité… Les sollicitations et dispositifs sont plus nombreux, particulièrement en ZEP/REP.

7 - La protection de l’enfance, signalement des mauvais traitements subis par les enfants (voir, notamment, la circulaire du 2 octobre 1998 relative à la lutte contre la violence en milieu scolaire et au renforcement des partenariats, et celle du 26 août 1997 relative aux instructions concernant les violences sexuelles) ; La demande sociale et les textes ont renforcé les contributions des directeurs et enseignants dans ce domaine.

8 - La vigilance vis-à-vis du bon état des locaux et de la sécurité des personnes (incendie…) ; Mise en place des plans particuliers de mise en sûreté (PPMS) pour se préparer à réagir en cas d’accidents majeurs (naturels ou technologiques) : difficulté à trouver des informations et références utiles à proximité.

9 - L’autorisation des intervenants extérieurs et le suivi des procédures d’agrément ; Augmentation de leur nombre et diversification de leurs modalités d’intervention.

10 - Le contact régulier avec les familles pour ce qui concerne la scolarité de l’élève ; La demande envers l’école s’est accrue dans tous les contextes :
- d’’une manière générale, l’exigence de résultats du système éducatif envers chaque enfant s’’est accrue ; les parents développent plus de critiques à son égard aussi bien en ce qui concerne l’organisation pédagogique que la vie scolaire ;
- le soutien qui doit être apporté à l’enfant est souvent difficilement dissociable d’’un « accompagnement » de la famille ; le rôle social joué par l’école est décisif dans certains quartiers difficiles ; dans ces quartiers, le directeur est considéré pour la plupart des familles comme l’interlocuteur référent ;
- le positionnement du directeur, les réponses à apporter dans les conflits parentaux en cas de divorce ou de séparation sont souvent problématiques.

11 - Les relations avec les collectivités territoriales (article 4 du décret : le directeur est l’interlocuteur des autorités locales) ;
- accroissement important des relations avec les collectivités territoriales : lié notamment aux besoins croissants des écoles en matière d’équipement et de fonctionnement ;
- gestion des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) ;
- développement de l’intercommunalité : difficultés pour le directeur d’identifier le bon interlocuteur (maire de la commune ou président de l’établissement public de coopération intercommunale, EPCI), avec des différences entre le milieu rural et le milieu urbain (différences de périmètre entre RPI et EPCI).

12 – traitement du courrier électronique, papier, communications téléphoniques, enquêtes. Urgence et multiplicité des sollicitations.

III. L’ANIMATION ET LA MÉDIATION

1 – connaissance des actions prioritaires définies au niveau national, départemental et de la circonscription et coordination de leur mise en œoeuvre ; Les évolutions introduites dans le cadre national peuvent être ressenties, dans les écoles, comme un empilement ne permettant pas de repérer des priorités.

2 - aide aux nouveaux collègues et l’intégration des professeurs stagiaires à la vie de l’école (article 3 du décret : favorise la bonne intégration des maîtres nouvellement nommés dans l’école ;  ! Accompagnement des collègues entrés récemment dans le métier : leur nombre est en augmentation et leur accompagnement exige une disponibilité plus importante (notamment en ZEP-REP) ;  ! Arrivée d’autres personnels : AVS, EVS ; demande de clarification du rôle du directeur au regard de la diversité de statut de ces personnels.

3 - réflexion autour de l’élaboration de projets :  ! Organisation de la réflexion concernant le projet d’école et d’autres projets spécifiques ;  ! Animation du conseil d’école, du conseil des maîtres. Le rôle d’’impulsion et de régulation du directeur est mis à contribution pour des projets plus nombreux et plus complexes à élaborer : nombreux intervenants extérieurs associés (musique, arts, piscine…) ;  ! Le directeur doit acquérir des compétences pour animer ces réunions et en particulier la réflexion pédagogique (dans le cadre de l’élaboration de projets pédagogiques, de la mise en oeœuvre de nouvelles orientations pédagogiques…).

4 – Participation aux réunions avec les partenaires de l’école : autorités locales, associations culturelles et sportives complémentaires et parents Des différences notables de situation sont constatées, notamment entre les écoles rurales et urbaines, et selon qu’elles se trouvent ou non dans un secteur concerné par la politique de la ville. Dans ce dernier cas, les réunions partenariales sont plus diversifiées.

 

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