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5 mai 2008

Déception unanime des différentes organisations syndicales concernant les annonces de X. Darcos sur les nouveaux programmes. Mai 2008

Les syndicats condamnent les nouveaux programmes du primaire. Pour le Snuipp, "c’est la déception qui domine à la lecture du nouveau projet de programme". Malgré quelques aménagements notamment en maternelle et dans une partie du programme de français, le ministre sous estime largement le contenu des réactions au projet de programme dont les orientations générales subsistent… Il est toujours marqué par une vision simpliste et mécaniste des apprentissages… La faisabilité du projet est en cause". Le Snuipp demande la "suspension du projet" et invite les enseignants à manifester le 15 mai.

Le Se-Unsa "constate que les modifications apportées au projet de programmes pour l’école primaire visent d’abord un affichage d’écoute... Cette nouvelle version ministérielle, au-delà de retouches cosmétiques, ne change pas les défauts de conception du projet : manque de rigueur scientifique, approches mécaniques des apprentissages, alourdissement des programmes avec moins d’heures de cours, déconnexion avec le développement psycho-affectif des enfants, inspirations nostalgiques éloignées des réalités sociales du XXIème siècle… Affirmer que l’on parviendra ainsi à « diviser par trois, en cinq ans » le nombre d’élèves en grande difficulté, relève de la méthode Coué".

Alors que Luc Ferry, selon Darcos se serait rallié à ces programmes, Jack Lang maintient ses critiques. "Le plan Darcos est sans doute l’une des plus grandes fautes intellectuelles perpétrée contre l’école de la République" écrit-il. "Placer ce plan sous le signe du retour à l’essentiel est une forme d’imposture. L’essentiel y est, au contraire, maltraité. Pour l’enseignement du français, par exemple, les directives données aux maitres seront à la fois vagues et imprécises, à l’exception des règles de grammaire qui figurent déjà dans les anciens programmes. La réduction de trois heures des horaires, reléguera au second plan les matières qui peuvent apporter aux enfants la culture, l’ouverture au monde, le sens de la langue. Quelque soit les bonnes paroles officielles, les sciences expérimentales, l’histoire, l’instruction civique et la pratique des arts, seront pénalisées… Ce sont les enfants originaires des familles défavorisées culturellement et socialement qui seront les premières victimes de cet appauvrissement".

Communiqué Unsa Primaire : Darcos, le déclinologue "Le pire n’est pas qu’une fois de plus (pensons à M. de Robien…), un ministre de l’éducation nationale cède au populisme en passant son temps à discréditer l’institution qu’il représente et à la faire passer pour une « fabrique de crétins ». Le pire est qu’il cherche à manipuler l’opinion pour justifier une révision complète des programmes de l’école primaire, lui faisant courir les risques d’un bouleversement général inspiré par des considérations purement idéologiques, sans diagnostic fiable, sans expérimentation préalable, en prenant pour cobayes les élèves les plus en difficulté en français oral et écrit, en maths et en sciences, qui seraient les premières victimes de cet aveuglement". Dans un long article documenté, André Ouzoulias analyse les dernières déclarations de X. Darcos et les nouveaux programmes.

L’article remet en question des déclarations ministérielles sur l’échec scolaire et explique pourquoi les nouveaux programmes n’apportent pas de réponse aux difficultés scolaires. "Le ministre semble s’obstiner à faire passer, à coups d’arguments catastrophistes, le projet de programme qu’un cabinet occulte a griffonné en compilant les brochures des groupuscules « antipédagogistes » (GRIP, SLECC, Sauver les lettres, etc.), à contre-courant de l’évolution pédagogique internationale. Si ce projet est maintenu, l’opinion et la représentation nationale doivent savoir qu’il n’en résultera pas seulement une multitude de conflits stériles, des maîtres démoralisés, une baisse de l’efficacité de notre école et un long hiver pédagogique. Ce sera aussi la fin du « Socle » lui-même — pourtant voulu par l’actuel Premier ministre — à peine né, aussitôt mort et enterré. L’occasion historique qui était offerte à M. Darcos de redonner un élan à l’école de la République aura été pitoyablement gaspillée. Pour longtemps."

 

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