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5 mai 2008

Service minimum dans les écoles : l’UMP appelle ses élus à se mobiliser. Mai 2008

Karine Perret, journaliste à l’AFP, explique comment l’UMP appelle ses élus à se mobiliser afin de mettre en place le service minimum dans les écoles.

L’UMP a appelé dimanche ses élus locaux à "soutenir la mise en place du service minimum d’accueil lors de la grève du 15 mai dans le primaire" dans leurs collectivités, comme l’a demandé samedi le ministre de l’Education Xavier Darcos.

(Publicité) Le parti présidentiel souligne que les élèves "auront déjà eu beaucoup de jours fériés et de ponts, il est dans leur intérêt de ne pas subir une journée de plus loin de l’école" et que les parents, face aux problèmes de garde "ne peuvent être pénalisés une journée de plus", dans un communiqué signé d’un de ses porte-parole, Frédéric Lefebvre.

L’UMP interpelle également le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui avait refusé une première "expérimentation" du service minimum d’accueil lors d’une grève en janvier estimant que cela reviendrait à "casser la grève", lui demandant "d’assumer ce pour quoi il a été élu, rendre service aux Parisiens et non pour des raisons idéologiques refuser tout service minimum".

Une première expérimentation de ce système, qui consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu’ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur salaires des grévistes, avait été réalisée lors de la précédente journée de grève unitaire le 24 janvier.

De nombreuses mairies dirigées par la majorité avaient alors mis en place des systèmes d’accueil, tandis que nombre de municipalités de gauche avaient refusé, estimant que cela reviendrait à mobiliser leurs fonctionnaires municipaux contre un mouvement de fonctionnaires nationaux.

Xavier Darcos a annoncé samedi, devant les parents d’élèves réunis au congrès de la Peep, vouloir poursuivre l’expérimentation du service minimum d’accueil le 15 mai, jour de grève des enseignants, une décision vivement critiquée par les syndicats du primaire.

Le ministre de l’Education a par ailleurs affirmé sa volonté de restaurer la place des familles dans l’Ecole, en clôturant les débats du 89e congrès de la fédération des Parents d’élèves de l’enseignement public (Peep), deuxième fédération, classée à droite, qui s’est tenu à Clermont-Ferrand de jeudi à samedi.

Devant une assemblée favorable au dispositif du service minimum d’accueil (SMA), M. Darcos a déclaré qu’il avait "demandé aux inspecteurs d’académie de bien vouloir (le) relancer" dans les écoles le 15 mai, journée de grève unitaire dans les écoles primaires. Une annonce aussitôt saluée par Anne Kerkhove - réélue présidente de la Peep au cours du congrès.

Une première expérimentation de ce système, qui consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu’ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur salaires des grévistes, avait été réalisée lors de la précédente journée de grève unitaire le 24 janvier.

Pourtant, au soir de cette première expérimentation, M. Darcos avait annoncé qu’il allait chercher un "accord" avec les organisations syndicales sur ce SMA, en prévenant qu’à défaut d’un accord "dans les deux mois", il passerait "par la loi".

Mais aucune proposition de concertation n’a été faite ces trois derniers mois sur ce sujet par le ministère, selon les syndicats interrogés par l’AFP.

Le ministère a indiqué pour sa part qu’un "bilan serait effectué après le 15 mai", avant de se prononcer plus avant.

Cette déclaration a suscité un vif mécontentement chez les syndicats du primaire - SNUipp, SE-Unsa, Sgen-CFDT - qui ont dénoncé une volonté de "remettre en cause du droit de grève" et ont déploré la "provocation" d’un ministre qui "ne tient pas ses engagements" quand à la concertation.

Par ailleurs, le ministre a affirmé, devant un public acquis à sa cause, vouloir restaurer la place des parents dans l’Ecole. "Je suis venu vous dire que ma détermination à rétablir le consensus entre l’école et les familles reste intacte", a-t-il affirmé, s’adressant à des "membres à part entière de la communauté éducative".

"Vous avez toute votre place dans les réformes que je conduis", a-t-il encore ajouté, citant, parmi celles-ci, l’assouplissement de la carte scolaire les nouveaux programmes du primaire, ou encore la suppression du samedi matin dans les écoles à la rentrée.

"C’est très important qu’il réaffirme que notre place est importante", a commenté à l’AFP Mme Kerkhove, se félicitant que le ministre ait "montré sa ferme détermination à mener les réformes et à faire réussir les élèves".

Sur les nouveaux programmes du primaire prévus pour la rentrée, M. Darcos a a nouveau dénoncé les critiques émanant "de tous ceux qui voudraient laisser l’école aux experts", faisant allusion aux syndicats et spécialistes qui s’opposent depuis deux mois à son projet.

"L’avenir de nos enfants est trop important pour l’abandonner aux idéologues et aux pédagogistes", a-t-il ajouté.

"Ce qui me préoccupe, ce n’est pas ce que les professionnels de l’éducation diront de ces programmes au cours des dix prochains jours, c’est ce que ces programmes permettront à nos enfants de devenir dans 10 ans", selon lui.

M. Darcos a enfin redit sa détermination à restaurer "une école du respect et de l’autorité".

Vous pouvez lire cet article sur le site du café pédagogique.

 

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