www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 67 du Bas-Rhin

Vous êtes actuellement : Actions 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {} syndiquer le forum

Documents joints

10 juin 2020

Le 24 juin déconfinons notre colère ! Rassemblement devant le Rectorat à 15 heures

Les organisations FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’Action et SUD Education appellent à un rassemblement devant le Rectorat de Strasbourg, 6 rue de la Toussaint, le mercredi 24 juin à 15 heures.

Le communiqué intersyndical est à lire ici :

PDF - 133.2 ko
Communiqué intersynd 24 juin

Direction d’école et emploi fonctionnel, c’est l’assurance de l’accentuation du "New Public Management" dans le premier degré !

Pour le SNUipp-FSU...c’est NON !

Signez et faites signer la pétition en ligne ici : https://direction-des-reponses-immediates.fr/

Rentrée 2020 : LA STRATÉGIE DU CHOC SCOLAIRE

La crise actuelle et l’État d’urgence sanitaire sont les prétextes à des bouleversements sans précédent de l’École publique française qui sont à l’œuvre sans aucun débat démocratique. Jean-Michel Blanquer a beaucoup de cartes en main pour imposer un modèle scolaire concurrentiel, managérial et digital, permettant un désengagement massif de l’État tout en accentuant le leurre du « libre choix » et la surveillance de masse.

Dès septembre 2020, L’École Publique pourrait basculer vers un système scolaire entrepreneurial et ubérisé, profondément inégalitaire et territorialisé, ne faisant plus reposer la scolarité que sur le capital scolaire, social et économique des familles. Analyse d’une attaque majeure... contre l’égalité des droits, contre l’émancipation par les savoirs et la culture et contre une certaine idée de l’École assurant une mission de service public pour toutes et tous.

Faire face à cette attaque est une impérieuse nécessité et une urgence. Car une autre École est possible, organisée par ses personnels dans l’intérêt des élèves et de leurs familles. Une Nouvelle École Publique... Plus émancipatrice, plus démocratique, plus juste et plus solidaire !

Les différentes pièces du puzzle s’assemblent progressivement. À la faveur de la crise, on observe une accélération brutale pour imposer une toute autre École. Dès son arrivée rue de Grenelle, Jean-Michel Blanquer a agi avec ruse en bon tacticien... Libéralisation des rythmes scolaires dès juin 2017, évaluations permanentes contre dédoublement pour les classes de CP/CE1... Ensuite, ce fut la loi Blanquer, qui malgré l’extraordinaire opposition qu’elle suscita, imposa de profonds changements. Et depuis le 13 mars, au prétexte de la crise sanitaire, le ministre accélère la mise en place coordonnée d’une toute autre École... Test grandeur nature d’un enseignement numérique « à distance », création d’un statut fonctionnel des directeur·trice, mise en place des 2S2C (Sport-Santé-Culture-Civisme) avec limitation de l’École aux savoirs dits fondamentaux, formations des professeur·es des écoles cantonnée au français et aux mathématiques, évaluations nationales pour l’ensemble des classes…

Dès septembre 2020, ces différents changements instaurent l’École de demain voulue par J.M. Blanquer ! Toutefois, ce Ministre n’avance pas véritablement masqué (dans la période, c’est remarquable ! ) puisqu’il a couché sur le papier, au travers de son livre « L’école de demain », son projet d’inspiration ultralibérale.

Il y projette l’École dans un modèle entrepreneurial, voire ubérisé, cher à ses ami·es de l’Institut Montaigne, de la Fondation pour l’École et d’Agir pour l’École. Il y déploie sa vision ultralibérale, managériale et scientiste d’une école et de personnels assujettis (pratiques normées via des évaluations et des guides), précarisé·es (recrutement par les chefs d’établissements, mobilité imposée) en utilisant habilement le vocable de ses adversaires pour mieux en détourner le sens profond et les valeurs. Depuis son arrivée au Ministère, il n’a de cesse de renforcer ce qui mine l’École : la reproduction sociale.

La sélection, la compétition et l’individualisme sont systématiquement mis en avant sous couvert du mérite, de l’effort, de la volonté… Faisant fi des apports de l’ensemble de la recherche comme des pratiques et des mouvements d’éducation nouvelle, il récompense une poignée prétendue plus méritante pour mieux s’attaquer à tout le corps enseignant. Alors que l’enseignement et l’École sont des lieux de partage, d’échange et de solidarité, de construction de l’égalité et de la liberté, il tente de réduire l’Éducation à un marché constitué d’opérateur·trices en concurrence les un·es entre les autres. Une contre-révolution scolaire, sociale et sociétale de l’École et plus largement de l’Éducation Nationale est à l’œuvre.

Si elle s’opère à bas bruit, elle n’en est pas moins violente. Elle s’opère par une destruction méthodique, systématique et structurée des piliers de l’École. La crise sanitaire et la fermeture des écoles le 13 mars, la mise en place d’un protocole technocratique et la promotion des « vacances apprenantes » constituent, au regard de ses objectifs, une série d’opportunités majeures permettant des bouleversements dont l’École Publique Française ne pourra se remettre et aboutissant à la mise en place d’une école ultralibérale dès septembre 2020. […]

Par Julien Cristofoli

Lire tout l’article ici : https://blogs.mediapart.fr/julien-cristofoli/blog/180620/la-strategie-du-choc-scolaire

 

52 visiteurs en ce moment

*Top
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 67 du Bas-Rhin, tous droits réservés.