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19 juillet 2020

Remaniement : Puni, Blanquer redouble !

Pressenti pour l’Intérieur, Blanquer a été doublé par Darmanin.

Pas de chance, il va devoir redoubler ! Alors que la défiance chez les ensiegnants et les cadres de l’EN n’a jamais été aussi forte !

Hôtel de Matignon, samedi 4 juillet : à l’heure du déjeuner, Jean-Michel Blanquer sort tout aise de son rendez-vous avec le nouveau Premier ministre. Depuis que le gros de la crise sanitaire est passé, le ministre de l’Education est en campagne. Justice ou Intérieur, il est disponible et le fait savoir. Avec Jean Castex, le courant passe très bien. Le remplaçant de Christophe Castaner Place Beauvau, « ça devrait être toi mais ce n’est pas bouclé », vient de lui glisser le chef du gouvernement. C’est au conditionnel, mais l’horizon semble dégagé.

Hôtel de Matignon, dimanche 5 juillet : Gérald Darmanin sort de son entrevue avec Castex. Après avoir clamé son amour du régalien dans tous les cénacles gouvernementaux depuis dix-huit mois, Darmanin semble se satisfaire d’un « grand » ministère des Affaires sociales. Mais « cela pourrait encore bouger », lui confie Castex.

Lundi 6 juillet au matin, pour les membres du gouvernement, les promotions de Blanquer et de Darmanin sont donc acquises. Mais le doute s’est instillé au sommet de l’Etat : vu la crise avec les forces de l’ordre, Blanquer a-t-il la poigne qu’il faut pour remettre les choses d’équerre ? « Le Premier ministre n’était pas totalement convaincu par son profil, confirme après coup un conseiller. Blanquer est… trop rond. » Le fait qu’il se soit mis les profs à dos depuis trois ans et pendant le confinement pèse dans la balance : avec les policiers, ce sera un autre pastis !

C’est raté...Blanquer redouble à l’EN !

Le communiqué de presse de la FSU est à lire ci-dessous :

Un remaniement !! Mais pour quels changements ?

La FSU prend acte de la composition du nouveau gouvernement suite au remaniement. La nomination de Jean Castex, accompagnée d’une feuille de route donnée par voie de presse par le Président de la République, ne signale ni changement ni même inflexion politique, contrairement aux déclarations d’Emmanuel Macron durant le confinement. Exemple emblématique : la réforme des retraites, qui a pourtant cristallisé les oppositions avant la crise sanitaire et dont le calendrier suscite un rejet désormais unanime des organisations syndicales, serait remise en selle « à court terme » selon les propres mots du nouveau Premier Ministre… De même, la responsabilité antérieure de la réforme « T2A » pour l’hôpital du nouveau premier ministre laisse craindre que la santé et la sécurité sociale, et plus largement les services publics, ne souffrent encore plus à l’avenir d’une vision comptable. La confirmation à leurs postes voire même l’élargissement des périmètres de compétences de ministres contestés par les agent-es comme pour l’Education Nationale (loi pour l’école de la confiance, réforme du bac, enseignement pro, gestion de la crise, ...) ou les Comptes publics relève d’une même logique de mépris pour les evendications des personnels. Concernant la Fonction Publique, un ministère de plein exercice et qui ne soit pas directement rattaché à Bercy était demandé par la FSU, mais l’intitulé de ce nouveau ministère est lourd de menaces pour les agent-es. Ces dernier-es ont pourtant déjà été malmené-es depuis des années par un empilement de réformes successives visant à diminuer le nombre d’agents et à dégrader les conditions de travail des personnels et la qualité du service public offert aux usagers, comme l’a montré clairement la crise du coronavirus, en particulier avec l’état dramatique du service public hospitalier. Alors que les personnels prennent la mesure de l’ampleur des régressions entraînées par la loi de transformation de la Fonction publique, alors que la question des salaires monte comme une exigence forte des personnels, la poursuite dans la voie suivie jusqu’à présent serait une erreur : pour la FSU, il faut d’urgence rétablir la transparence dans les affectations et les promotions, recruter des personnels titulaires, reconnaître les qualifications et revaloriser les salaires de toutes et tous. La crise économique que tout le monde annonce ne doit pas être l’occasion de justifier l’austérité pour les services publics et la destruction du droit du travail et de l’emploi. Bien au contraire, la préservation de l’emploi, les investissements dans les services publics, au service de l’ensemble de la population et en particulier de la jeunesse, sont nécessaires pour construire une société plus juste et plus solidaire. Une politique alliant justice sociale et justice environnementale est une urgence pour sortir de la crise. Il appartient aux personnels des services publics et aux citoyen-nes d’agir collectivement pour l’obtenir. La FSU y est déterminée et travaillera avec les autres organisations du mouvement social dans cette perspective.

 

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