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18 février 2008

L’école maternelle, sujet d’étude du MEN. Novembre 2007

A côté de la commission Bentolila, le MEN a reçu les différentes organisations syndicales afin de réfléchir à l’évolution de l’école maternelle.

Ce groupe, piloté par la DGESCO, serait composé de représentants des organisations syndicales, d’un représentant de l’Inspection générale et d’un inspecteur départemental, d’un directeur d’école et de parents d’élèves.

Voici les différents compte-rendu du SNUipp

Groupe d’étude « école maternelle », vendredi 28 septembre présidé par Mr Nembrini

Les représentants syndicaux (SNUipp, SGEN, SE), l’AGIEM, deux enseignantes, les représentants des fédérations de parents d’élèves (FCPE, PEEP) vont élaborer une série de propositions. Il s’agit selon le ministère, « de mener un travail très concret et productif sur la place et le rôle de l’école maternelle ».

Cette commission est totalement indépendante de la mission Bentolila.

Le SNUipp a participé à cette première réunion avec pour volonté d’affirmer le rôle de l’école maternelle et de mener un débat approfondi qui ne se limite pas à la fin octobre comme prévu initialement. La DGESCO fait finalement du 25 octobre un point d’étape.

Le SNUipp a demandé que les points suivants, qu’il considère comme incontournables, rentrent dans le cadre du travail de la commission :

 scolarisation des deux ans,

 reconnaissance institutionnelle des dispositifs d’entrée « raisonnée »,

 formation (IUFM et formation continue),

 rôle des IEN,

 évaluations,

 prévention,

 liaison GS/CP,

 place du langage,

 effectifs,

 prise en compte des inégalités.

Le SNUipp a demandé un état des lieux de la scolarisation des deux ans ainsi que des études et des regards experts pour nourrir la réflexion de la commission.

Une première discussion a été lancée par Viviane BOUYSSE (IGEN) sur les missions. « Si la maternelle n’a pas mérité les éloges dont on l’a couverte, elle ne mérite pas non plus l’opprobre dont on la couvre. » dit-elle. « L’école maternelle n’a jamais été aussi efficace qu’aujourd’hui pour une grande partie des élèves qui lui sont confiés. Les acquis sont considérables. L’école maternelle est un « accélérateur de développement » : les enfants de familles défavorisées culturellement progressent mais ne comblent pas les écarts. Les compétences de fin de maternelle sont des normes devant lesquelles ces enfants sont en échec. Il faut casser ce raisonnement normatif pour que l’étiquette « en difficulté » ne soit pas collée dès l’entrée à l’école obligatoire. La question du langage est primordiale. »

Nous avons alors demandé que des outils très pratiques soient élaborés par le ministère pour aider les collègues à travailler toutes les dimensions du langage et pas seulement la conscience phonologique. Nous avons également signalé à cette occasion le manque de formation et de « cadres institutionnels » (IEN, conseillers pédagogiques spécialisés sur le sujet de l’école maternelle).

Quatre réunions sont prévues en octobre avec un « bilan intermédiaire » jeudi 25 octobre. Si besoin, d’autres rencontres auront lieu en novembre.

GROUPE DE TRAVAIL « ECOLE MATERNELLE »

Séance du 5 octobre 2007 consacrée à la question des missions et du rôle de l’école maternelle.

Compte-rendu du SNUipp

Les programmes de 2002 : Il y a consensus sur le fait que les programmes de 2002 ne sont pas à remettre en cause. Le problème apparaît plus dans la mise en oeuvre d’une volonté politique pour développer l’école maternelle en lui donnant les moyens de fonctionner.

Dans certains secteurs, ces programmes sont trop décalés de la réalité, selon une directrice dans un RAR. Pour Viviane Bouysse, IGEN, les programmes de 2002 comportent plusieurs dimensions : structurelle, d’objectifs et de contenus (mal différenciés), de recommandations en terme de démarches, de pratiques. Cela nécessite d’avantage de clarté. L’idée est de les rendre plus lisibles pour le plus grand nombre (voir les programmes de 1986). Ceci implique donc de hiérarchiser, de définir des « objectifs attendus » (idée d’amener à, de développer au maximum les capacités). Les réflexions sur l’apprentissage de la langue seront abordées lors d’une réunion le 12 octobre.

La question de la Grande section est posée : Cycle 1/cycle 2. Les exigences – de type élémentaire- tendent à faire basculer la GS sur l’élémentaire. Dans le même esprit, les pratiques d’évaluation qui tendent à se multiplier sous une forme qui n’est pas toujours adaptée doivent être interrogées : modalité, utilité, fréquence, communication aux familles... Les parents en ont dénoncé le caractère « nocif » pour l’estime de soi des enfants. Il s’agit de redéfinir la GS, y compris en la réinscrivant clairement dans l’école maternelle, voire en révisant les programmes en conséquence.

La collaboration avec les familles fera l’objet d’une autre réunion. Les partenariats avec les autres structures de la petite enfance ainsi que la situation et le rôle d’autres personnels (ATSEM) dans l’école ont été évoqués.

La formation des enseignants est définie par le nouveau cahier des charges : des connaissances et compétences générales (communes au premier et second degré) auxquelles il faudrait adjoindre un répertoire spécifique à maîtriser par tous pour l’école maternelle.

D’autres aspects (le sujet est large !) ont été développés

Les effectifs. Les adaptations à réaliser : locaux, cahiers des charges pour l’équipement des classes. Les conditions particulières dans les zones rurales. La nécessité d’une réelle prise en compte de l’école maternelle dans la formation initiale La scolarisation des 2 ans : une exigence des familles qui ont intégré cette possibilité comme allant de soi aujourd’hui. D’ailleurs, cette possibilité est plus utilisée par les classes moyennes que par les milieux défavorisés auxquels elle était destinée (voir « Accueil de la petite enfance en Europe » S. Rayna). Ce qui est le plus contesté, ce sont les modalités d’accueil inadaptées). L’entrée à l’école maternelle est un moment fondamental et de la qualité de ce premier contact avec l’école, autant pour les familles que pour les enfants, dépend la suite. Des dispositifs ont déjà été expérimentés avec succès, souvent avec la collaboration du RASED (maîtres G). Il faut les conforter et souligner l’importance de ce travail de collaboration pour la prévention des difficultés scolaires tout au long de l’école maternelle. Le développement personnel du jeune enfant qui se constitue comme personne doit être pris en compte. Propositions

Voici un recensement des propositions qui, du voeu général, devraient être rassemblées dans un texte qui rappelle les « finalités » de l’école maternelle (à la place d’ « objectifs ») et qui rappellerait le rôle et les missions de l’école maternelle avec une prise en compte de la nécessaire adaptation aux besoins des jeunes élèves. « Le but est d’arriver à l’école élémentaire avec les meilleures chances de réussite ». Il faut revoir l’écriture des programmes tout en conservant l’orientation.

Ce texte de principe doit insister sur ces points :

Réaffirmer les caractéristiques propres à l’école maternelle qui impliquent donc des spécificités en terme de pédagogie, de conditions d’accueil, de formation des enseignants afin d’avoir des réponses adaptées aux jeunes enfants, et s’en donner les moyens. Mettre plus en avant la réduction des inégalités sociales. Ne pas oublier l’acculturation. Inscrire la scolarisation des élèves en situation de handicap. Définir la socialisation comme une socialisation spécifique à caractère scolaire. Réaffirmer la continuité entre l’école maternelle et l’école élémentaire dans le respect du développement des enfants.

L’idée d’un document/livret en direction des parents a été retenue ainsi qu’une forme de cahier des charges indicatif en direction des communes (surtout rurales).

Pour le SNUipp, les dispositifs d’entrée progressive (rentrées échelonnées) et de prise en compte du rythme et des besoins particuliers des élèves (récréations décalées, gestion du temps école adaptée aux capacités de l’enfant ...) doivent être reconnus par l’institution. L’accompagnement par le RASED et son rôle de prévention doivent être clairement affirmés et mis en oeuvre dans toutes les écoles.

Note d’ambiance :

Les échanges ont été nombreux et complémentaires dans ce groupe de travail qui réunissait des personnes d’horizons différents (*), chacun apportant sa contribution et ses propositions avec une égale dignité. Au SNUipp, nous restons vigilants sur ce qui sera repris finalement lors du document d’étape. Prochaine réunion le 12 octobre sur l’apprentissage de la langue et la place de l’enfant qui devient élève et de sa famille.

(*) Pour rappel : AGIEM, deux directrices d’école maternelle (RAR, rural), parents d’élèves (FCPE, PEEP), organisations syndicales (SE, SGEN, SNUipp), deux IEN, une IGEN (Vivianne Bouysse), membres DGESCO.

Le programme des prochaines séances est le suivant :

Vendredi 12 octobre de 9h30 à 12h30

de 14h00 à 17h00 L’apprentissage du langage tout au long de la scolarité maternelle La place de l’enfant qui devient élève et celle de sa famille

Vendredi 19 octobre de 9h30 à 12h30

de 14h00 à 17h00 La place de la grande section L’articulation avec le cours préparatoire et la moyenne section La formation des maîtres, leur accompagnement, leurs outils de travail

Jeudi 25 octobre de 13h00 à 16h00 Bilan d’étape

Le Secteur Educatif du SNUipp

 

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