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15 novembre 2020

Covid-19 et personnels vulnérables : Nouvelle circulaire du 10 novembre 2020

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Covid-19 et personnels vulnérables

Textes de référence :

- Circulaire du 10 novembre 2020 de la DGAFP ici :https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/covid-19/Circulaire_DGAFP_agents_vulnerables.pdf
- Décret no 2020-1365 du 10 novembre 2020 ici : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042512657
- Article 20 de la loi n°2020-473 du 25 avril 2020 ici : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000041820860/

1. Critères permettant l’identification des personnes vulnérables

Les critères de vulnérabilité sont définis par l’article 1 er du décret pris pour l’application de l’article 20 de la loi n°2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificatives pour 2020 :

- Etre âgé de 65 ans et plus ;
- Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
- Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
- Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale : (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
- Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
- Etre atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
- Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;

- Etre atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise : médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur , biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive / infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 / consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques / liée à une hémopathie maligne en cours de traitement.

- Etre atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
- Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie
- Etre au troisième trimestre de la grossesse ;
- Etre atteint d’une maladie du motoneurone, d’une myasthénie grave, de sclérose en plaques, de la maladie de Parkinson, de paralysie cérébrale, de quadriplégie ou hémiplégie, d’une tumeur maligne primitive cérébrale, d’une maladie cérébelleuse progressive ou d’une maladie rare.

2. Modalités d’organisation du travail et de prise en charge des personnes vulnérables

La prise en charge spécifique des personnels vulnérables ne peut être engagée qu’à la demande de ceux-ci et sur la base d’un certificat délivré par un médecin traitant. Le certificat n’est pas requis lorsque l’agent justifie remplir le critère d’âge de 65 ans et plus. Sur la base de ce certificat, le personnel est placé en travail à distance, pour l’intégralité de son temps de travail. Si le recours au travail à distance est impossible, il appartient à l’employeur de déterminer les aménagements de poste nécessaires à la reprise du travail en présentiel par l’agent concerné, dans le respect des mesures de protection telles que préconisées*par le Haut Conseil de santé publique :

- L’isolement du poste de travail (bureau individuel ou permettant le respect de la distanciation physique) ou, à défaut, son aménagement, pour limiter au maximum le risque d’exposition (horaires, mise en place de protections) ;

- Le respect strict, sur le lieu de travail, des gestes barrières applicables (l’hygiène des mains renforcée, le respect de la distanciation physique et le port systématique d’un masque à usage médical lorsque la distanciation physique ne peut être respectée ou en milieu clos, avec changement de ce masque au moins toutes les quatre heures et avant ce délai s’il est mouillé ou humide) ;

- L’application des mesures de protection susmentionnées à tout lieu fréquenté par la personne à risque à l’occasion de son activité professionnelle (restaurant administratif notamment) ;

- L’absence ou à défaut la réduction au maximum du partage du poste de travail ;

- Le nettoyage et la désinfection du poste de travail et des surfaces touchées par la personne au moins en début et en fin de poste, en particulier lorsque ce poste est partagé ;

- Une adaptation des horaires d’arrivée et de départ afin de garantir le respect de la distanciation physique, lorsque les horaires de travail habituels de l’agent ne permettent pas, compte tenu des moyens de transport qu’il utilise, le respect de cette distanciation au cours du trajet entre le domicile et le lieu de travail ;

- La mise à disposition par l’employeur, si les moyens de transport habituellement utilisés par l’agent pour se rendre sur son lieu de travail l’exposent à des risques d’infection par le virus SARS-CoV-2, de masques à usage médical en nombre suffisant pour couvrir les trajets entre le domicile et le lieu de travail.

* C’est l’ensemble des mesures qui doivent être mises en place pour permettre à la personne de reprendre sur un poste de travail adapté.

Pour le SNUipp-FSU, la mesure « L’isolement du poste de travail (bureau individuel ou permettant le respect de la distanciation physique) ou, à défaut, son aménagement, pour limiter au maximum le risque d’exposition (horaires, mise en place de protections) » ;

est inapplicable pour les enseignants et AESH en contact avec des élèves. La notion “d’isolement du poste de travail” est incompatible avec l’exercice en présence d’enfants et dans les activités inhérentes à la fonction d’enseignant. Même “l’aménagement” “à défaut” qui est envisagé par une adaptation des horaires ou la mise en place de protections n’est pas envisageable. Quand on parle de protection pour aménager l’isolement d’un poste de travail, on ne peut en rester au respect des gestes barrières : d’une distance d’un mètre, au port du masque, … .

Cet aménagement n’est pas applicable et le recours à l’ASA est légitime.

Si l’employeur estime être dans l’impossibilité d’aménager le poste de façon à protéger suffisamment le personnel, celui-ci est alors placé en autorisation spéciale d’absence (ASA).

En cas de désaccord entre l’employeur et du personnel sur les mesures de protection mises en œuvre, l’employeur doit saisir le médecin du travail, qui rendra un avis sur la compatibilité des aménagements de poste avec la vulnérabilité de l’agent. En attendant cet avis, l’agent est placé en ASA.

Suivre notre Fil d’actus "Vive l’écol’nomie" ici : http://67.snuipp.fr/spip.php ?article5778

 

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