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11 novembre 2009

Université d’Automne du SNUipp:le DAVOS des Instits. 23, 24, 25 octobre 2009

Un peu plus de 400 enseignants du premier degré viennent de participer, du vendredi 23 au dimanche 25 octobre 2009, à la neuvième Université d’automne du SNUipp-FSU à La Londe-les-Maures (Var), au bord de la Méditerranée et à une dizaine de kilomètres du Fort de Brégançon.

Si vous n’êtes ni « instit », ni familier de l’éducation nationale, sachez que ce syndicat est le plus puissant dans les écoles (il a obtenu 47,43% des voix aux dernières élections professionnelles, loin devant le SE-UNSA avec 22,42%). Il est aussi, avec le SNES dans le second degré et malgré de sérieuses divergences avec ce dernier, l’un des deux grands syndicats qui forment l’ossature de la FSU. Le sigle SNUipp veut dire « syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC ».

La face pensante du syndicalisme enseignant

L’université d’automne du SNUipp… C’est, bien sûr, une boutade, mais j’aime appeler « le Davos des instits » cette manifestation unique en son genre. En neuf ans d’existence, elle est devenue un rendez-vous « incontournable », qui, contrairement à ce que font les partis politiques avec le même vocable, mérite parfaitement son nom d’université : c’est la face pensante du syndicalisme enseignant. En trois jours, cette édition « dense et intense », comme l’a résumé une enseignante de Roubaix participante régulière depuis sept ans, a compté 29 conférences, principalement données par des chercheurs en éducation. Impossible de tous les citer ! Impossible également d’assister à toutes leurs interventions, puisqu’à un même moment il s’en tient trois ou quatre simultanées. Le « casting », comme les années précédentes, était riche. La première conférence plénière, en ouverture, était donnée le vendredi par les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet, sur le thème « Inégalités et réussites, l’école française à l’épreuve des comparaisons internationales ». Rien de surprenant, dans le prolongement de leur dernier livre « L’élitisme républicain » (Seuil 2009), mais cela valait le déplacement de les voir effectuer devant plusieurs centaines de professeurs un numéro bien réglé de duettistes, humour à l’appui. Le cœur de leur propos, sur lequel je serai probablement amené à revenir : un système éducatif peut être à la fois efficace et juste s’il mène la totalité d’une classe d’âge aux « fondamentaux » tout en réduisant les écarts de performances entre les élèves favorisés et les autres. D’autres pays l’ont fait ou s’en approchent, nous pourrions donc, soutiennent-ils, y parvenir aussi. Elément intéressant : Baudelot et Establet s’appuient à fond sur PISA, (programme international pour le suivi des acquis des élèves) enquête internationale de l’OCDE qui, disent-ils « contient des trésors » et dont « l’aspect palmarès est de loin le plus fragile ». Les comparaisons internationales, selon eux, « révèlent ce que nous ne voyons plus à force de l’avoir tous les jours sous les yeux ».

Science sans expérience…

Ce type de rencontre est un kaléidoscope qui délivre à chaque participant, au hasard de ses choix, des vues à la fois mélangées et partielles. Yves Quéré, de l’Académie des sciences, est avec Pierre Charpak et Pierre Léna, l’un des trois fondateurs de l’opération « La main à la pâte » visant à redresser les apprentissages en sciences à l’école primaire. Un projet lancé il y a maintenant une quinzaine d’années lors du ministère de François Bayrou, alors que les chiffres officiels ne donnaient plus que 3% de classes qui « faisaient des sciences » et qui s’est développé et maintenu jusqu’à présent. Aujourd’hui (mais ce n’est pas seulement le résultat de cette opération), la proportion est plutôt de 40%. Les promoteurs de la Main à la pâte ont popularisé une démarche scolaire qui, en suivant le même processus que la recherche scientifique, privilégie la participation des élèves plutôt que la parole « descendante » de l’enseignant. Ils recommandent de « partir des questions des enfants », de ne pas leur répondre immédiatement afin de les laisser formuler des hypothèses, d’établir ensuite avec eux quelle est la bonne réponse en recourant à des expériences, et enfin de les faire écrire tout de suite après. « La science se fonde sur des expériences. Dialoguer avec la nature, c’est faire des expériences », souligne Yves Quéré...

Luc Cédelle

Lire la suite : http://education.blog.lemonde.fr/20...

 

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