SNUipp-FSU 67 du Bas-Rhin
https://67.snuipp.fr/?var_mode=calcul/spip.php?article1706
13ème Université d’Automne du SNUipp-FSU
mardi, 5 novembre 2013
/ SNU67

Formation continue absente, conditions de travail dégradées, rythmes : le ministre doit répondre. Pour la réussite des élèves, les enseignants demandent une priorité au primaire concret et lisible.


Communiqué de presse du SNUipp-FSU, Paris, le 20 octobre 2013


Les difficultés liées à la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires écrasent toutes les autres mesures pour l’école primaire. Tant que le ministre n’apportera pas des réponses sur ce dossier des rythmes, tout le reste sera inaudible. Tout le reste est même en danger, il y a urgence. Notre école a besoin d’un cap clair et de priorités lisibles.

Nous interpelons le ministre. Il doit ouvrir des discussions pour assouplir le décret et permettre de nouvelles organisations adaptées à la maternelle, aux réalités locales et aux besoins professionnels des enseignants (un mercredi sur trois libéré pour le travail de concertation, après-midi libérés pour dégager un temps périscolaire conséquent ...).

Il ne s’agit pas de reculer mais d’avancer, pour améliorer la réforme et passer très vite aux nécessaires transformations pédagogiques favorisant la réussite de tous les élèves, notamment des plus fragiles.

Nous demandons la mise en œuvre d’une formation continue qui est pour l’heure absente de la "refondation". On n’améliorera pas la réussite des élèves sans armer les enseignants d’une formation solide et nourrie par les résultats de la recherche.

Nous demandons un budget ambitieux pour la rentrée 2014 afin de faire baisser les effectifs, de déployer le dispositif du plus de maitres que de classes, de réimplanter les RASED... Or, pour la rentrée 2014, la priorité au primaire est en retrait. 2 355 postes supplémentaires sont prévus pour les écoles (contre 3 046 cette année) avec 30 000 élèves supplémentaires attendus dans les classes. Seuls 295 postes sont programmés pour le plus de maitres que de classes contre 900 cette année.

Nous demandons aussi des conditions d’exercice du métier améliorées. Il faut mettre fin aux sollicitations administratives incessantes et aux contrôles tatillons. Notre travail doit être au service de l’action pédagogique pour nos élèves. Nous sommes des professionnels. Nous avons besoin de confiance.


PDF - 122.5 ko
Discours d’ouverture de l’université d’automne
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 67 du Bas-Rhin, tous droits réservés.